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Au paradis grec

July 12, 2017

Après notre course contre la montre pour rallier la Grèce, nous nous sommes octroyés un moment de détente. Et quel meilleur endroit que les îles du Péloponnèse pour accéder au repos?

D'Igoumeniza, le port du ferry, nous nous dirigeons vers le sud. Déjà, le bien-vivre méditerranéen nous enveloppe. Les cigales occupent l'espace sonore, le soleil brunit nos peaux et la fêta remplit nos estomacs. Les paysages côtiers et les routes sinueuses à flanc de montagne imposent un rythme contemplatif.

Totale découverte pour moi qui n'avait jamais mis les pieds sur le sol grec, je suis rapidement séduite par le pays. En transit sur l'île de Lefkada, nous posons Pépère le long d'une route en lacets pour notre première vraie nuit de baroudeurs. Le paysage est sublime. La mer porte de nombreuses îles miniatures et verdoyantes. Nous nous apercevons cependant assez rapidement que la quiétude à laquelle nous aspirions ne sera pas encore pour cette fois-ci. Nous sommes en réalité sur un observatoire prisé de l'île et les amoureux se succèdent, smartphone à la main pour réaliser des selfies avec arrière plan photogénique à souhait. Dès que le soleil se fond dans l'horizon, le vent porte jusqu'à nos oreilles les sonos assourdissantes des jets privés partant pour la nuit. En vrai néophytes du bivouac, nous avons commis beaucoup d'erreurs...

 

Le lendemain, nous partons pour Céphalonie sur les conseils de la mère d'Hugo. L'île n'en est encore qu'à ses préludes touristiques en cette saison, mais nous choisissons tout de même le nord, plus sauvage, pour présenter Pépère à ses premières pistes. 

Cette fois-ci, la chance nous sourit. Nous trouvons une toute petite crique de galets entourée d'oliviers, où nous élirons domicile pour deux jours. La mer est vert d'eau, puis turquoise, puis outremer, puis noire. Un dégradé parfait dicté par la nature, bien loin de ceux que je tentais de réaliser sur mes tapis! Pendant deux jours nous serons seuls. Avec la participation occasionnelle de chèvres noires et blanches et d'un vieux monsieur à qui nous ne savions dire que bonjour. L'accession au paradis par une simple piste...

 

 

C'est à regret que nous quittons notre crique. Mais il nous faut quand même découvrir l'île! En son centre, Céphalonie est une succession de montagnes boisées et pelées, offrant des panoramas féeriques à chaque lacet de la route.

Nous réservons notre ferry du lendemain pour repartir sur le continent, avant de descendre vers le sud de l'île. L'empreinte du tourisme est ici plus prégnante: les plages sont jonchées de transats, et les collines de villas privées. Nous nous arrêterons sur la plage pour la nuit, et décollerons rapidement le lendemain, sous des dizaines de regards interloqués par cette bête fumante non identifiée. 

Et ici encore, ce sera la course pour rejoindre le ferry. À croire que nous aimons jouer avec le temps. Pépère est le dernier à embarquer, mais il ne cache pas son plaisir de sortir le premier!

Le centre des terres du Péloponnèse se révèle être une agréable découverte. Boudant l'autoroute, nous lui préférons les petites routes zigzagant entre les cultures et les villages. Souvent la route s'arrête pour laisser place à des pistes cahoteuses. L'Union Européenne s'est arrêtée en chemin! Sans Pépère, nous nous serions fait surprendre, mais Hugo ne cesse de répéter qu'il nous faut l'entraîner. Nous tombons sous le charme de tous les petits villages que nous traversons. Il règne ici une atmosphère d'un autre temps, où tous se réunissent le soir tombé sur la place centrale du village, attablés devant l'ouzo où le vin local. Les villageois nous regardent parfois intrigués, parfois dubitatifs, souvent hilares. 

Un élément nous interpelle au fil du chemin. Tous les panneaux de circulation sont ici criblés de balles. Hugo, en excellent connaisseur de la chasse (il a appris hier ce qu'était une bécasse...) juge que les chasseurs locaux s'en servent de cible. Où qu'ils ne savent pas viser. Nous n'aurons pas la réponse...

 

 

 

 

 

Nous nous arrêtons en chemin pour la nuit. Hugo tente une approche avec un berger du monde moderne, qui conduit les brebis en scooter. Seulement voilà, les brebis ça galope. Hugo, désireux de présenter Pépère, arrêtera sa visite après la douchette. 

Le lendemain nous nous lançons à l'assaut d'Athènes. Hâte de retrouver l'accent périgourdin de Mathieu!

 

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