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L’Asie mineure, là où commence le voyage

July 25, 2017

Arrivés le 16 en Turquie, nous débarquons au port de Cesme. Premières rencontres avec les douanes après avoir quitté l’espace Schengen. La frontière est relativement simple de prime abord: nous n’avons pas besoin de visa et le carnet de passage de Pépère n’est pas encore requis. Arrive le moment de la fouille du véhicule. Devant le chauffe-eau qui en effraierait plus d’un, Madame la douanière est catégorique: notre monstre devra passer aux rayons X. Le coquin a droit à une image de sa carcasse pendant qu’Hugo pose fièrement avec le douanier. Au moment de franchir la barrière, un collègue zélé se veut plus perspicace que les rayons. « Alcohol how many? ». « -3 m’sieur ». Nous n’avons pas menti, le cubi de 5 litres posé à la vue de tous n’est pas une bouteille…

Une fois sur la route, des affiches de propagande nous frappent de front: la veille était un jour nouvellement férié ici. Il y a un an avait lieu le coup d’état manqué contre le pouvoir en place. Le graphisme laisse peu de place au doute: une main peinte aux couleurs du drapeau turc enserre et fracasse des chars et des avions. Autant dire que ça met dans l’ambiance.

Nous décidons de filer directement vers Ephesus. Après la Grèce et son histoire millénaire, nous n’allions pas nous arrêter en si bon chemin. Le site est clairement impressionnant: on prend conscience ici des strates des civilisations successives ayant bâti la cité. Les Grecs, les Perses, ce cher Alexandre puis les Romains, et enfin Byzance. Toute l’histoire de l’Asie mineure concentrée sous nos yeux. Ephesus est également un excellent témoin de l’évolution des techniques des fouilles archéologiques et des restaurations: le théâtre est aussi bien restauré qu’il n’est ravagé. Le ciment se faufile entre les blocs de marbre, vestige des prémices des travaux entrepris ici, alors que la conservation actuelle lui préfère des techniques réversibles. Ephesus est un site ULTRA touristique. Dans le fameux théâtre, nous ne verrons presque personne le regarder. Les greffes électroniques agissent comme un filtre sur tous ceux qui sont là. Quel dommage que les clichés de Martin Parr soient antérieurs à la perche à selfies!

Après un bref détour par Izmir, l’ancienne Smyrne, pour se recharger en 4G et en matériel photo, direction l’intérieur du pays pour mieux fuir les foules. Une première nuit sur une aire d’autoroute s’avère un excellent aperçu des loisirs des familles turques. Elles s’arrêtent ici la nuit tombée et se retrouvent autour d’un barbecue pour danser le temps de quelques heures avant de reprendre la route. Nous serons les seuls à passer la nuit ici.

Plus tard, direction les montagnes de Babadag où la fraîcheur est revigorante. On aurait presque froid une fois le soleil enfui derrière l’horizon. Les locaux s’arrêtent pour discuter et nous fournir en graines et en plantes. C’est aussi le temps des premières invitations à boire le tchai. Nous zigzaguons dans les petits villages jusqu’à ce qu’Hugo trouve LE graal. Un barbier! Le pauvre garçon n’en pouvait plus de supporter sa tignasse. On y rencontre un turc ayant vécu en France, hélé par les villageois parce qu’il parle notre langue. Il nous en dira plus sur l’ambiance dans le pays depuis un an. C’est un peu (beaucoup) la chasse aux sorcières, et lui n’est pas toujours bien perçu en tant que musulman progressiste. En attendant, le barbier a fini son travail. Il devient la star du village pendant quelques instants avec son portrait sur Facebook. Aller Hop, un tchai. 

Heureux comme un pape et propre comme un sous neuf, Hugo reprend le volant direction Aphrodisia. Cette cité antique n’a rien à envier à sa voisine Ephesus. Certes moins restaurée, elle n’en est que plus authentique. Tout juste inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ( depuis le 11 juillet…), elle est un musée de restauration à ciel ouvert.  Le travail des archéologues bat son plein, et nous passerons autant de temps à étudier leur frénétique fourmilière qu’à déambuler 2000 ans en arrière. Célèbre pour avoir abrité un grand nombre d’artisans sculpteurs, on y trouve encore des joyaux de pierres et de marbre. Je développe progressivement une certaine fascination pour les postérieurs parfaits des statues d’éphèbe. Une question me taraude: pourquoi est-ce systématiquement la fesse gauche qui ne survit pas à l’épreuve du temps? La question reste ouverte…

À notre sortie, nous rencontrons un couple d’Australiens et leur van aménagé. Eux sont partis depuis presque 2 ans et sont à quelques semaines du retour.

Pourtant notre périple leur donne envie de remettre le couvert. Il paraît bien difficile de rentrer après avoir été piqué par le virus du voyage. Hugo passera des heures à parler de surf avec Breno et n’oubliera pas de conter les aventures de son ami Jérémy, LE docteur en sociologie du surf. « Un sociologue du surf! Mais on peut faire ça dans la vraie vie? ». Et oui. Vive la France! Au passage, cet énergumène farfelu à dédié un site à sa passion que je te conseille vivement de regarder, toi, le féru de vagues: www.surfblurb.com

La suite sera à Pamukkale, immense paradis blanc où l’on ne se promène que pieds nus…

 

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