August 9, 2019

Please reload

Posts Récents

La tête dans les nuages

August 28, 2019

1/10
Please reload

Posts à l'affiche

Un petit pas dans l’Empire du milieu

December 17, 2017

Rentrer en Chine avec son véhicule revient à gravir l’Everest en tong. Ou réaliser un Ironman un lendemain de soirée trop arrosée. Ou lire l’intégralité de Proust sans respirer. Une mission quasi impossible que James Bond lui-même aurait du mal à relever. Explication de texte: pour obtenir le droit de faire tourner les BFGoudrich de notre Defender star sur les routes chinoises, l’organisation s’est jouée bien en amont. Permis chinois, plaques d’immatriculation chinoises, guide chinois (du moins un local qui guette tes mouvements et t’aide au besoin à traduire « Diesel » ou « pas trop épicé » ) sont requis pour traverser l’immensité de l’Empire du Milieu. Un package qui te coûtera la modique somme de 35000 nounours en chocolat (pour donner une idée à ma maman) ou de 7 IPhone 7(pour donner une idée aux autres). Afin de réduire considérablement le coût en partageant les frais, nous étions partis à la recherche d’autres milliardaires comme nous prêts à sacrifier leur folie acheteuse pour les 10 années à venir. Six mois avant de quitter la France, nous étions environ 5 véhicules. Arrivés à la frontière, retardataires oblige, nous serons finalement 10 véhicules- 7 voitures et 3 motos. Si vous comptez bien, cela fait donc 34 roues et des brouettes avec celles de secours prêtes à arpenter vaillamment le macadam chinois. Tous cherchent à traverser le pays pour le visiter, certes, mais aussi pour rallier l’Asie du Sud-Est. Pendant 36 jours, nous serons donc une joyeuse colonie de voyageurs européens, digne d’un bus de touristes chinois au pied de la Tour Eiffel. Sans la Tour Eiffel, sans le bus, mais avec les chinois. Présentation sommaire de la fine équipe:

 

Simon et Deveena, nos Rosbeefs préférés. Le flegme britannique d’un Simon à l’accent français So British, et d’une Deveena pimpante et rafraîchissante à souhait, animés tout deux d’une détermination positive sans faille. Leur monture So British, Walt, est un van aménagé avec moquette, carrelage et garde robe, excusez-moi du peu. On lui décerne notre préférence esthétique.

Brigitte et Yvonne, nos aïeuls préférées. Un humour décapant, suisseuuh pour l’une, so British pour la seconde, et jamais les dernières pour reprendre en cœur les conneries de nos rugbyman. Leur carrosse, Charlie, un bon vieux Hyundai Santa Fe, sera le seul à ne montrer aucun signe de faiblesse pendant les 5 semaines sino-européennes.

Thomas et Christian, nos Liechtensteinois préférés. Enfin Christian est autrichien. Mais on adore l’idée de venir du Liechtenstein. Je vous vois venir d’ici: c’est le moment où vous allez fouiller sur Google map pour savoir où se trouve ce micro état coincé entre l’Autriche et la Suisse. Thomas a préparé le coup. À chaque poste frontière, il sort sa petite mappemonde pour expliquer d’où il vient. Ils roulent dans un Combi Toyota rouge, affublé d’un mystérieux tronc en guise de sponsor.

Bernhard et Katja, nos Autrichiens préférés. Partis seulement un mois avant l’entrée en Chine, ils ont couru pour arriver jusque là et sont donc les plus frais. Bernhard, soudeur de profession sera notre sauveur quelques jours plus tard. Rosemary sera leur maison pour deux ans, un combi Volkswagen dont Hugo rêvait avant de lui être infidèle avec Pépère.

Camille, Christophe et Turbo, nos lyonnais préférés que vous connaissez déjà sur le bout des doigts, depuis ce soir d'août à Téhéran.

 

Simon, Jordan, et le Matt’roll, nos rugbyman préférés, que vous connaissez également depuis l’Iran. Ils se sont depuis soulagés dans notre réservoir de liquide lave glace. Du coup ce ne sont plus nos préférés.

 

Tamer, notre gentleman British et Syrien préféré. Un amour pour ces dames, à qui il offre des doux chocolats, des gants contre le froid, des compliments à la pelle. Un sauveur pour ces hommes, à qui il offre non pas les compliments mais la pelle. À caca. (On consacrera un post à la pelle à caca pour que vous situiez l’importance de la chose). Tamer est aussi un négociateur hors pair, ce qui suscitera la jalousie d’Hugo qui pensait être intraitable et imbattable. Et le meilleur aux barbecues. Bref, Tamer est extraordinaire. Sa monture est une BMW GS1200, chargée de presque toute sa vie. Il est comme ça: même en moto il amènerait sa maison pour s’en délester progressivement en l’offrant en morceau.

 

Harty, notre allemand préféré. Une rigueur de conduite, dans tous les sens du terme. Il se faufile partout, les roues ou le ballon rond au pied, pour être le premier sur la bière. Il galope avec une BMW GS650, un tout petit gabarit à l’image du bonhomme.

 

Béni, notre suisseuh préféré. Un calme olympien, où confuséen, plus d’actualité, que rien ne pourrait entacher. Même pas une panne au bout de 3 jours qui l’obligera à nous quitter très rapidement. Le dernier du club des motards roule avec une BMW GS800.